Le cahier de Masika

Le cahier de MasikaRéfugiée dans un dispensaire, Masika, une jeune Congolaise de 17 ans, n’arrive pas à parler de ce qu’elle a subi au cours de cette guerre civile qui ravage l’est de son pays : son enlèvement, les viols, les mutilations, les tortures et le massacre de toute sa famille. Cependant, elle parvient à dicter son martyre à une camarade de chambre qui l’écrira sur un cahier, avant de prendre une effroyable décision. Une histoire basée sur des faits réels et des témoignages, dont celui du Dr Denis Mukwege.

Auteur: Catherine Fradier

88 pages / Prix: 8€ / ISBN: 978-2-35754-132-0

  1. #1 par Laure Bertrand le 2 avril 2014 - 10 h 58 min

    J’ai lu ce splendide roman hier, sur mon lieu de travail. Je sais, CA NE SE FAIT PAS. Même si on est bibliothécaire, c’est strictly forbidden. Je voudrais remercier tout le monde pour ce moment rare que j’ai vécu pendant 30 minutes auprès de Masika.
    Merci donc à l’éditeur : pour son engagement, pour nous donner à lire des oeuvres de ce calibre, pour avoir créé cette collection.
    Merci à la collection « Les Romans de la colère ». Pour l’intitulé du titre, d’abord, qui pour une fois, « colle » vraiment au contenu. Merci d’aborder des thématiques actuelles (et lourdes) par le truchement de la fiction, du roman. Merci aussi d’offrir des textes courts (50 pages). Merci de les accompagner de 8 pages d’interviews qui permettent de replacer le roman dans son contexte, de dépasser, voire sublimer la colère de l’auteur. Merci enfin d’offrir aux auteurs l’opportunité d’écrire sur des thèmes qui leur tiennent vraiment à coeur.
    Merci, enfin, à Catherine Fradier. Court roman lu en 30 minutes, c’est vrai. Mais le personnage de Masika va me hanter. Votre roman est vraiment intelligent. D’abord parce que c’est un roman. Vous auriez pu participer à une enquête sur la question, et cette enquête, je l’aurais pas lue. D’ailleurs, j’ai hésité avant d’entamer la lecture du « Cahier ». C’est un roman, donc, et ça met une distance par rapport aux faits. La distance est doublée par le fait que Masika ne peut pas DIRE ce qu’elle a vécu, elle ne peut pas l’écrire non plus, pour des questions d’éducation je suppose, alors elle le fait écrire par sa compagne de chambrée. Et là, du coup d’autres thèmes, psychologiques et littéraires, comme le traumatisme, l’auto-fiction sont aussi abordés. Tout cela en 50 pages….
    J’ai beaucoup aimé les personnages « autour » : la psychologue, le docteur bien sûr, toute l’équipe qui entoure ces filles. Et puis j’ai bien sûr beaucoup aimé votre regard de femme sur ces filles.

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